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L'âge d'or de la médecine marseillaise à Rome sous Néron par le Professeur Gilles Bouvenot

Qu’est-ce en effet qu’un Grec? Un homme souple, habile, pour qui rien n’est honteux, à qui tout est facile, grammairien, bouffon, orateur, médecin…
Juvénal, Satire III, 64 Trad. LV Raoul.
Au premier siècle de notre ère, sous le principat de Néron, deux médecins nommés Crinas et Charmis issus tous deux de l’École de médecine de Massilia, que l’on appelait alors « l’Athènes des Gaules » et dont le prestige est attesté par nombre d’historiens et d’écrivains romains, s’installèrent à Rome. Ils y acquirent une telle notoriété et un tel succès que l’encyclopédiste Pline l’ancien, leur contemporain, en fait longuement mention dans son Histoire naturelle, rédigée peu d’années avant sa mort en l’an 79, dans les parages du Vésuve.

Le contexte marseillais

Le contexte géopolitique

Massalia n’appartenait pas à la Gaule proprement dite. C’était une ville grecque. Elle avait été jusqu’au 1er siècle avant notre ère la troisième puissance en méditerranée occidentale après Rome et Carthage et la fidèle alliée de Rome au cours des guerres puniques. Son emprise territoriale - essentiellement côtière - allait de la Ligurie à l’est, à la Catalogne à l’ouest.

ciceron
Cicéron

Durant la guerre civile qui opposa César à Pompée, Massalia choisit le parti de ce dernier. César prit la ville après un siège de six mois (49 BC), fit raser ses murailles et la dépouilla de la presque totalité de ses possessions. Il lui concéda cependant le statut de ville autonome en considération de son ancienne et durable alliance avec Rome.
Plus ou moins rapidement romanisée sous le haut empire romain, Massalia dénommée désormais Massilia, continua de prospérer par le commerce. Pour la petite histoire, elle devint un lieu d’exil politique apprécié. On cite à ce propos Sénèque qui fait de Massilia le lieu d’un exil de choix (exilio delicato massiliae) ou le rhéteur Volcatus Moschus qui, exilé à Massilia après une accusation d’empoisonnement, légua tous ses biens à la ville ; on cite encore Milon qui, après avoir lu le texte de la plaidoirie de son avocat Cicéron, rédigé après coup, texte bien meilleur que ne l’avait été la plaidoirie elle-même, dit : « S’il avait plaidé comme il a écrit, je ne mangerais pas de si bon poisson à Massilia ».
C’est encore à Massilia que Néron exila Cornelius Sulla, ancien consul romain et gendre de l’empereur Claude, dont il redoutait l’ambition, mais qu’il fit assassiner par la suite, se reprenant de sa générosité.

Le contexte « académique »

Dépouillée de sa puissance politique, la République marchande de Marseille resta néanmoins une cité de premier plan en matière d’éducation et d’enseignement, particulièrement en éloquence, en philosophie, en médecine, en astronomie, mais aussi en astrologie en partie par ses contacts maritimes avec l’Orient. Les témoignages abondent :
• De Strabon le géographe : « Les Marseillais égalaient les Athéniens dans la profession de toutes les sciences… » « Tous les citoyens de bonne famille s’adonnent à l’art oratoire et à la philosophie » « Ils ont réussi à persuader aux jeunes patriciens de Rome eux-mêmes de renoncer désormais au voyage d’Athènes pour venir au milieu d’eux perfectionner leurs études ».
• De Cicéron dans le Pro Flacco: «Je ne t’oublierai pas Marseille, toi qui surpasses en sagesse et en science non seulement la Grèce…».
• De Tacite, à propos de la jeunesse de son beau-père Cnaeus Iulius Agricola futur gouverneur de Bretagne: « Le bonheur d’avoir eu pour école la ville de Marseille qui, par un heureux mélange, réunit la politesse des grecs, la simplicité et la retenue des provinces… ».
• Pour Pline l’ancien, Marseille était « La maîtresse des études » et pour Tite Live : « Marseille était aussi polie que si elle avait été au milieu de la Grèce ».
Marseille avait en particulier produit, entre autres intellectuels, l’historien Trogue Pompée, contemporain de l’empereur Auguste, et le grammairien et rhéteur Gnyphon. On rapporte qu’Auguste y avait même envoyé son petit neveu Lucius Antonius y faire ses études.

tacite
pline l'ancien
Tacite
Pline l'Ancien

Le contexte médical

Marseille possédait, situation exceptionnelle et peut être unique pour l’époque, des médecins publics salariés en charge des soins (gratuits pour les indigents) mais aussi de la formation des futurs médecins. On y trouvait des thermes. Les Consuls marseillais désignaient régulièrement deux ou trois praticiens éminents pour examiner leurs confrères et, éventuellement, leur interdire l’exercice de leur art.
La ville était régulièrement sollicitée par de nombreuses cités gauloises pour qu’on leur adressât des médecins formés chez elle. Non seulement Marseille formait des médecins mais elle en « exportait ». On ne s’étonnera donc pas de voir des médecins marseillais s’installer à Rome pour y exercer. Dans ce domaine spécifique, elle dominait la méditerranée occidentale, mais devait compter avec Alexandrie sa grande rivale de méditerranée orientale, pourtant en déclin, et elle-même en compétition avec plusieurs cités d’Asie Mineure.


Le contexte romain

C’est peu de dire avec Pline (années 23 à 79) que « malgré sa haute utilité, la médecine est la seule des sciences grecques qui soit longtemps restée étrangère aux romains ». Au temps de la République, les romains ne connaissaient en effet qu’une médecine dite « domestique » faite d’invocations religieuses et de recettes familiales transmises de bouche à oreille. Celles-ci étaient le plus souvent mises en pratique par le père de famille - le paterfamilias - qui décrétait lui-même les mesures à prendre, quand ce n’était pas, dans certaines familles aisées, le rôle d’un esclave dédié supposé compétent.
Les premiers médecins grecs semblent n’être apparus à Rome qu’après l’introduction officielle du culte d’Asclépios, c’est-à-dire au 3ème siècle avant notre ère. Et ceci au grand dam de Caton l’ancien, pourfendeur de tout ce qui était grec mais aussi de tous les médecins à qui il prêtait tous les vices, et en qui il ne voyait que des charlatans cupides et des meurtriers bénéficiant de l’immunité.
A cette époque, les praticiens faisaient figure d’aventuriers. L’un d’eux, Archagatos, fait citoyen romain en 219 av. J.-C et surnommé « le bourreau » au dire de Pline, suscita le dégoût pour tous les médecins et, poursuivi par la vindicte populaire, dût même renoncer à la poursuite de sa carrière dans la capitale romaine.
Il semble que le premier médecin grec à avoir réellement bénéficié d’une grande réputation fut, au 1er siècle avant notre ère, un nommé Asclépiade, probablement formé à Alexandrie et fondateur d’une école privée. Après lui d’autres médecins grecs, en concurrence avec des prêtres, des astrologues et des mages, surent progressivement s’imposer à la société romaine puisque Jules César leur conféra la citoyenneté romaine en 46 av. J.-C., avant qu’Auguste ne leur accordât l’immunité fiscale.
Jusqu’’au début du 3ème siècle de notre ère il n’y eut de fait aucune école officielle ni réglementation de la médecine à Rome et même au temps des premiers empereurs, peu de traités savants furent produits dans cette discipline, à l’exception du « De re medica » rédigé sous Tibère, œuvre de Celse (29 av. J.-C. -37 ap. J.-C.) qui était un érudit et non un médecin. Les romains n’étaient guère alors que les champions de l’hygiène publique et de la pratique régulière des bains pris dans leurs thermes. On ne doit donc pas s’étonner que leurs futurs médecins aient été formés ou soient allés se former ailleurs, par exemple à Marseille ou à Alexandrie, ni que de nombreux médecins non romains soient venus à Rome pour y exercer et y faire fortune, tentant d’y imposer leurs théories et leurs méthodes dans un contexte de concurrence décrite comme féroce.
Dans les premiers temps de l’empire, l’exercice médical à la cour de l’empereur ou chez les principaux patriciens n’était pas sans risque. Des condamnations à amende ou même à la peine de mort pouvaient résulter d’une suspicion d’empoisonnement volontaire en faveur de tel ou tel des héritiers. Pline n’écrivait-il pas à propos de la médecine : quoi de plus fertile en empoisonnement ? Qu’est-ce qui a donné lieu à plus de captation d’héritage ?
D’un autre côté, certains médecins s’enrichissaient très notablement. On cite le cas de Stertinius Xénophon, médecin de l’empereur Claude (prédécesseur immédiat de Néron), qui laissa un héritage de 30 millions de sesterces ou encore le cas d’Alcon, autre médecin du même empereur, qui se vit imposer - et a pu la payer - une amende de 10 millions de sesterces. C’est dans ce contexte, où la médecine du paterfamilias avait cessé de résister à la médecine grecque hippocratique, qu’arrivèrent à Rome pour y exercer leur art et probablement y faire fortune, deux médecins marseillais.

Deux médecins marseillais à Rome au temps de Néron

Les sources historiques et littéraires sont fiables et concordantes : deux médecins tiennent à Rome le haut du pavé au temps de Néron, ce sont les Marseillais Crinas et Charmis. A la différence de leur illustre contemporain P Dioscorides, médecin militaire qui suivit les légions romaines et qui eut le mérite d’écrire le « De materia medica », pharmacopée comportant 800 références faisant autorité pendant encore tout le moyen âge, les deux Marseillais étaient des praticiens exerçant dans la ville même. On ne sait ni à quelles dates ils arrivèrent (mais Crinas fut le premier) ni les dates de leur mort. On sait seulement qu’ils furent actifs sous le règne de Néron, dans une ville où le fait d’avoir été formé à Alexandrie ou à Marseille était un brevet de valeur par excellence et où le snobisme d’exercer en langue grecque en imposait « Tant il n’est point d’autorité dans cet art, sinon pour ceux qui en traitent en grec » dit encore Pline. Ils furent sans conteste les médecins à la mode de leur époque.

neron
Néron

1. Crinas

Lorsque Crinas s’installa à Rome, un certain Thessalos de Tralles y tenait presque tout l’espace. Doté d’un stupéfiant complexe de supériorité, il s’était répandu, aux dires de Pline, en propos agressifs contre les médecins de tous les siècles passés, sans oublier ses contemporains, dont il dénigrait et réfutait les doctrines. Il ne sortait qu’escorté d’une foule de disciples : « Nul histrion n’avait une suite plus nombreuse quand il se déplaçait en public ». Il avait développé la méthode « astrobotanique » qui liait l’utilisation thérapeutique des plantes à celle de l’astrologie. Il pratiquait aussi ce qu’il appelait « la régénération du corps » par le moyen d’une diète absolue de trois jours assortis de sévères saignées.

C’est alors, raconte Pline, que son autorité se vit surpassée par celle de Crinas de Massilia « qui faisait donner la nourriture et observer les horaires en fonction du mouvement des astres déterminé d’après des tables mathématiques ». Éclipser Thessalos ne fut pas une mince affaire pour celui dont les prescriptions étaient cautionnées par les astres et qui se faisait désormais appeler le « Iatromathematicos ». On rapporte toutefois que ses prescriptions étaient, dans un contexte astrologique fort à la mode à l’époque, frappées au coin du bon sens : une alimentation sans diète rigoureuse ni excès de nourriture et allégée chez les vieillards ; une réhydratation dans la fièvre, l’usage des eaux thermales, la pratique régulière d’un exercice physique…
Ayant obtenu l’estime et la confiance publiques car il passait pour plus prudent, plus savant et plus religieux que ses confrères, il faisait payer cher ses conseils et amassa une grande fortune. Une récente étude portant sur les plus grandes fortunes de Rome au 1er siècle de notre ère le classe dans le « top 20 », en 17ème position après le gastronome Apicius et Lollia Paulina la troisième épouse de l’empereur Caligula.

lollia pauliuna
Lollia Paulina

Il est qualifié de médecin « évergète » c’est-à-dire bienfaiteur sans doute en partie parce qu’il légua par testament 10 millions de sesterces, soit à peu près le tiers de sa fortune, à sa bonne ville de Marseille afin de contribuer à la réfection des remparts que Jules César avait fait détruire. L’historien J. Carcopino pense qu’un tel legs, surtout si l’on considère à quelle fin politique et stratégique sensible il était destiné, n’a pu que recevoir l’assentiment de Néron. Ce qui témoignerait de la faveur dont Crinas a pu bénéficier à la cour de cet empereur dont on connaît pourtant, rapportée par Suétone, la santé florissante. Néron ne consultait les astrologues que pour connaître la date de sa mort, non pour traiter ses maladies.
On pense que Crinas mourût avant la fin du règne de cet empereur, c’est-à-dire avant 68, et du vivant de Pline.

2. Charmis

Le « système » de Charmis, qui lui valut tant de réputation, de critiques voire de sarcasmes, était l’hydrothérapie froide.
Cette méthode avait déjà été mise en pratique à Rome plusieurs décennies auparavant par Antonius Musa. Selon Suétone, ce médecin grec, ancien affranchi, aurait arraché l’empereur Auguste à une mort certaine en 23 av. J. C. en le guérissant d’une grave maladie par le truchement de boissons froides et de bains froids. Ce qui lui valut, en gage de reconnaissance publique, d’être statufié dans le temple d’Esculape, aux côtés du dieu, dans l’ile Tibérine.
Mal lui en prit toutefois d’avoir voulu récidiver en appliquant le même traitement à Marcellus, neveu d’Auguste et héritier de l’empire, puisque ce dernier mourtt en dépit de ses soins et peut-être même du fait de ses soins, ce qui provoqua l’indignation.

musée d'histoire de marseille - les bains
Musée d'histoire de Marseille

Avec Charmis, l’hydrothérapie froide est de retour à Rome, ville où le bain est quotidien et où s’opposaient les tenants du bain chaud à ceux du bain froid. Le bain chaud était censé faciliter la digestion mais il était débilitant. Charmis, dont Pline écrit qu’il « envahit la cité » pour bien décrire l’étendue de son influence, persuadait sa clientèle de se baigner dans l’eau froide, même au plus fort de l’hiver. Et Pline de railler « les vieillards, anciens consuls, qui se gelaient jusqu’à l’ostentation », mais aussi le philosophe Sénèque « intrépide amant de l’eau glacée » sans que l’on sache vraiment, du reste, s’il se livrait à de telles ablutions pour étaler ses convictions stoïciennes ou plus prosaïquement pour conserver sa santé. Et Pline de s’emporter d’une manière générale contre ces médecins « traquant la célébrité par quelque nouveauté et la payant toujours au prix de notre vie », « régentant nos destins pour leur plus grand profit ». Et de citer à ce propos le cas d’un patient, venu de province il est vrai, soigné par Charmis pour 200 000 sesterces (quatre sesterces valent un denier), pestant contre « les convictions aveugles de ceux qui pensent que rien n’est bon à moins d’être cher ».
Galien, un siècle après, prête à Charmis l’invention d’un antidote contre les morsures de serpents. Il le vendait très cher disaient les uns, il en faisait cadeau à ses clients disaient les autres. Cet antidote a porté son nom et Galien en a donné la composition.
Certains commentateurs rapportent que Charmis, arrivé à Rome au début du règne de Néron et devenu riche et honoré, serait mort à Padoue.
J Spon a reproduit en 1685, dans l’un de ses ouvrages érudits, l’épitaphe d’un tombeau qui pourrait bien avoir été le sien, élevé par les soins d’un de ses élèves nommé Anacharsis ; mais, sur le sujet de savoir s’il s’agit bien du même Charmis, on n’est pas assuré. Il avait dû être particulièrement éloquent et convaincant pour avoir pu renverser, chez sa patientèle, des usages ancestraux bien établis au profit de son idée fixe : le froid.


Conclusion

Le rayonnement de l’École de médecine de Massilia aura duré bien plus longtemps que la quinzaine d’années de présence et de réussite exceptionnelle de Crinas et de Charmis à Rome sous le seul principat de Néron. Car ce rayonnement, qui les aura précédés d’au moins deux siècles, leur survivra pendant une durée au moins aussi longue.
Mais que penser de ces deux médecins ? On ne leur connaît pas d’écrits théorisant leurs systèmes pour les enseigner et les diffuser. On ne leur connaît pas d’élèves, ce qui ne veut pas dire que Charmis n’en a pas eu, puisque Galien a pu connaître la composition de son antidote.
Médecins clientélistes à la mode - ce genre de médecins n’a pas disparu - ils ont été probablement plus ambitieux et plus adroits que la plupart de leurs rivaux, sans qu’’il soit fait mention par leurs détracteurs de quelque malveillance que ce soit à leur encontre. Éloquents et persuasifs, ils ont sans doute, selon la formule consacrée, brillé davantage par leur savoir-faire que par leur savoir « Ce qui à Rome comme partout ailleurs remplaçait avantageusement le vrai mérite ».
Ils ont su capter la confiance de leurs patients sans quoi ni leur succès ni leur excellente réputation ne seraient arrivés à nos oreilles. Comme médecins « grecs », ils ont été à la fois honnis par les intellectuels tenant de la « vieille Rome » et portés aux nues par leurs contemporains. Pline les a brocardés, c’est un euphémisme de le dire, mais on sait que Pline, qui disait la Terre « bienfaisante et toujours au service des mortels » et n’avait confiance qu’en elle, détestait tous les médecins. Il n’avait donc aucune raison d’épargner Crinas et Charmis.
Disparus sans postérité scientifique connue, auraient-ils été ipso facto meilleurs médecins s’ils nous avaient laissé quelque traité savant ou quelque compilation des connaissances médicales de leur époque ? On est en droit d’en douter.


Principales sources

Texte précédemment publié dans : Bull. Acad. Natle. Méd. 2020 ; 204 :9000-904 Elsévier Edit
On trouvera la bibliographie complète des 39 références dans l’article publié dans le Bulletin de l’Académie de médecine
• Pline (l’ancien) Histoire naturelle. Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2013, p 1366-1372 et 109-110
• Le Scouezec G La médecine en Gaule. L’école de Marseille Éditions de l’Arbre d’Or Genève 2001
• Cubaynes R Les vingt plus grandes fortunes de Rome au premier siècle de notre ère Monde Romain, légion VIII Augusta legion8@humanhist.com
• Carcopino J Note sur une inscription de mosaïque trouvée à Glanum Compte-rendu des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 1949, 93-3, 264-270
• Spon J Miscellanea eruditae antiquitatis, Sumptibus Auctoris, Lugduni, 1685, p 145


Note : Il était naguère d’usage, lorsque l’on évoquait les médecins marseillais célèbres sous Néron, de citer aussi l’ophtalmologiste le plus célèbre de l’antiquité que Galien appelle Démosthène le massaliote. Or cette dénomination, reprise sans esprit critique de commentateur en recopieur, ne repose que sur Galien, alors qu’on sait par ailleurs que ce Démosthène a beaucoup fréquenté les centres de formation de l’Asie mineure. Faute d’informations ou de témoignages corroborant l’appellation « massaliote » faite par Galien, qui vivait près d’un siècle après lui, l’auteur préfère par prudence s’abstenir de présenter ce Démosthène comme un fleuron de l’école marseillaise de médecine, ce qu’il a peut-être été malgré tout.

 

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Dernière mise à jour :21 avril 2021