Vous êtes ici : Conférences | Recherche sur le site

Organisées par l’Association des Amis du Patrimoine Médical et le Conservatoire du Patrimoine Médical de Marseille, les conférences ont lieu, le deuxième jeudi de chaque mois, d'octobre à juin, à 17H 30, dans l’amphithéâtre HA1 de l’hôpital Timone Adulte - RdC - Entrée libre
Vous trouverez en archives, au format pdf à télécharger, les anciennes conférences depuis 2001 Archives ti

Calendrier et présentation des prochaines conférences
 

Jeudi 13 avril 2017
L’étrange vie du Docteur Bougrat : Marseille-St-Laurent-du-Maroni- Juangriego (Venezuela).
Conférencier : Professeur Robert Aquaron – biologiste
Le 29 mars 1927 le Docteur Pierre Bougrat est condamné aux travaux forcés à perpétuité par les Assises d’Aix-en-Provence pour assassinat et vol. Le 14 mars 1925 au matin, il avait administré à un de ses patients, Monsieur Rumèbe, du novarsenobenzol par voie intraveineuse pour le traitement de sa syphilis.
Celui-ci décède dans l’après-midi d’une crise nitritoïde. Il a le mauvais réflexe de cacher le cadavre dans la soupente de son cabinet médical, 37 rue Sénac. Cette erreur lui coutera cher, malgré une très brillante plaidoirie de son avocat Maitre Stefani -Martin.
Après un passage aux prisons de Fontevrault et de Saint Martin-de-Ré, il embarque le 3 avril 1928 avec 947 bagnards sur la Martinière pour le bagne de Saint Laurent-du- Maroni. Le 30 août 1928, il part en cavale avec 6 déportés et après 23 jours de navigation, il réussit à atteindre la côte nord-est du Venezuela à Las Piedras.
Une nouvelle vie commence car il va être très vite adopté par les populations de diverses villes pour son savoir médical : Irapa où il rencontre sa future femme Magdalena Strochia, Caracas et enfin Juangriego dans l’ile Margarita où il meurt en 1962 à l’âge de 72 ans. Un buste sur sa tombe sera érigé en 1975 par la municipalité avec une plaque où l’on peut lire : « a la memoria del medico francés. »

Jeudi 11 mai 2017
Les Pharmacies centenaires.
Conférencier : Yves Comte – pharmacien – Digne les Bains.
Une pharmacie centenaire signifie qu’elle est dans la même famille depuis au moins un siècle. Il en reste un peu plus d’une dizaine en France.
Je voudrais vous montrer l’évolution d’une pharmacie de notre région, à travers l’exemple de ma pharmacie achetée en 1906 par mon grand-père, Jean-Baptiste Léon Comte, boulevard Gassendi à Digne et tenue aujourd’hui par mon fils Philippe.
En 1906 lors de l’achat, l’inventaire de mon grand-père mentionnait 49 produits. Aujourd’hui on en trouve près de 11 000. Entre temps, la disparition des préparations, des remèdes secrets, l’avènement des spécialités pharmaceutiques, de la sécurité sociale et du tiers payant … sont passés par là.
Pharmacie centenaire n’est pas forcément synonyme de vieillotte, la nôtre fut la première en Europe en 1996 à disposer d’un automate pour gérer nos stocks.
Elle conserve et témoigne sur la durée du respect des valeurs d’éthique auxquelles notre profession est attachée.

Jeudi 8 juin 2017
Le Bureau de la Santé de Marseille au XVIIIe siècle, ou comment se prémunir de la peste.
Conférencier : Docteur Christian Capo - biologiste.
Marseille était au XVIIIe siècle le plus grand port commercial de Méditerranée et avait en particulier le monopole du commerce maritime avec le Levant et la Barbarie, régions où sévissait de façon endémique la peste. C’est la raison pour laquelle Marseille avait créé un Bureau de la Santé chargé de veiller à ce que les navires revenant de ces régions n’amènent pas avec eux la maladie puisque nos ancêtres avaient compris qu’il fallait isoler quelques jours les équipages et les tissus achetés dans ces contrées. C’est sur cette base empirique qu’ils ont élaboré toute une organisation, le Bureau de la Santé, qui leur a permis d’éviter toute contagion d’importance pendant de nombreuses décennies. Les navires mouillaient à Pomègues et ce n’est qu’après quarantaine que les marchandises étaient descendues aux Grandes Infirmeries - le lazaret - situées hors des murs de la ville et que les navires pouvaient accoster. Les raisons pour lesquelles ces mesures préventives ont failli en 1720 tiennent bien plus aux hommes chargés de les faire respecter qu’à ces mesures elles-mêmes.


Archives des précédentes conférences

Vous trouverez en archives, les résumés des conférences classés par année depuis 2001.


© Association des Amis du Patrimoine Médical de Marseille
Dernière mise à jour :10 mars 2017